Ses buts décisifs, ses coups francs diaboliques, ses titres et sa gloire ont soulevé au Portugal un vent d'espoir nouveau: avec un Cristiano Ronaldo au sommet de sa forme, c'est l'année ou jamais de remporter, enfin, l'Euro.
L'ailier mancunien a inscrit la bagatelle incroyable de 42 buts cette saison pour aider Manchester United à réaliser le doublé Premier League-Ligue des champions, en dominant à chaque fois Chelsea sur le fil.
Sans surprise, Ronaldo, 23 ans, a été élu joueur de l'année par ses pairs et les journalistes anglais pour la deuxième année consécutive.
"A deux occasions cette saison, il a joué avant-centre et il a inscrit quatre buts, ce qui est une belle moyenne. Mais inscrire tous ces buts en jouant (majoritairement) sur le côté, c'est phénoménal", s'enthousiasmait récemment son entraîneur à Manchester, Alex Ferguson.
Ronaldo sera évidemment l'élément clé de la sélection portugaise, où il est devenu le digne héritier de Luis Figo, figure des années 1990-2000, et du géant Eusebio, star des années 1960.
MÊME SES ÉCHECS SONT SANS CONSÉQUENCES
A sa vitesse naturelle et son bagage technique incroyable - passements de jambe, dribbles, conduite de balle - qui font de lui une menace permanente pour les défenses, Ronaldo a ajouté une autre corde à son arc: les coups francs, dont il maîtrise aujourd'hui l'art à la perfection.
En témoigne son chef-d'oeuvre en janvier dernier contre Portsmouth. "C'était une frappe merveilleuse. Aucun gardien au monde n'aurait pu l'arrêter. C'est le plus beau coup franc que j'aie jamais vu en Premier League", déclara Ferguson.
Tout a souri à Cristiano Ronaldo cette saison et même ses échecs ont été sans conséquences.
En demi-finale aller de la Ligue des Champions, il a manqué un penalty contre Barcelone. Puis en finale contre Chelsea, après avoir ouvert le score, il a échoué dans la séance des tirs au but finalement remportée par son équipe.
Né sur l'île de Madère en 1985, il a été baptisé "Ronaldo" par son père en hommage à l'ancien président américain Ronald Reagan.
Après avoir quitté son île natale, Ronaldo a été formé au Sporting Portugal qu'il a quitté à l'âge de 18 ans pour rejoindre Manchester pour la somme de 15,5 millions d'euros.
Une broutille en comparaison des 80 millions d'euros que le Real Madrid est désormais prêt à payer, d'après le quotidien espagnol Marca, pour s'attacher ses services, sans oublier la proposition de 9,5 millions d'euros de salaire annuel